« Les disques obscurs, ça me parle, vu que je n’ai produit quasiment que ça » m’avait dit Jean Karakos, qui nous a quitté le 22 janvier dernier. Cela ne lui a pas empêché aussi d’avoir de grands succès. On ne reviendra pas sur sa biographie, d’autres articles l’ont déjà fait avec brio ici ou.  On pourra en revanche piocher parmi les nombreux disques qu’il a produits, chez JOC, BYG, CELLULOID, SONODISC, pour ne citer que ces labels, et y trouver effectivement des perles rares. Car Jean Karakos était un  homme aussi culotté dans les affaires que dans ces choix musicaux, et il a choisi de produire certains pour qui l’on n’aurait pas parié un kopek, que l’on redécouvre aujourd’hui sous une autre lumière – et parfois avec des hourras. On se souviendra surtout d’un être absolument charmant et drôle, toujours muni d’une attention pour son prochain, et dont la voix tonitruante nous promettait des soirées de franches rigolades.

Le modeste de Disques Obscurs, c’est cette playlist orientée vers les morceaux plutôt pop rock psychédélique, souvent en français et essentiellement extraits du catalogue de Byg Records, et qui n’est qu’un très petit échantillon de ce que Jean Karakos a pu produire, le free jazz, le hip-hop, la world music y étant absents !

Salut Jean.