Jeremy Blum est, comme un nombre non négligeable d’illuminés, un Crate-Digger hors pair, à la recherche du disque écouté seulement par une poignée d’auditeurs et qui pourtant mériterait que d’autres le connaissent. Il est aussi un fan du Light in the Attic, dont on parle souvent sur Disques Obscurs. Et pour cause, le label de Seattle ne se contente pas de rééditer des raretés, il propose de très belles éditions vinyles, avec un beau packaging et des versions « deluxe » qui font le bonheur des collectionneurs.

Une source d’inspiration :

Mais Jeremy Blum ne voulait pas seulement se contenter de collectionner les disques, il voulait aussi créer son propre label, et « faire » du Light in the Attic.

Il a donc créé Soft Estate Records, et sorti son premier album le 15 juillet de cette année, avec Bill Jerpe. Trouvé par hasard sur youtube où une poignée de chansons de Jerpe s’y trouvaient, l’abum en question n’avait jamais été distribué et seule quelques copies circulaient dans les mains de collectionneurs chanceux. Après une rencontre avec l’artiste et le guitariste qui l’accompagnait pour lui raconter l’histoire de cet opus enregistré en catimini, Blum se colla donc à la réédition, avec une remasterisation à partir du LP original, les bandes n’étant plus trouvables.

Les efforts de Blum furent remarqués car Light in the Attic lui a pris 60 des 500 copies pour les vendre sur leur site… ce qu’il firent en 2 semaines.

Le deuxième album de Soft Estate Records, qui sortira avant la fin de l’année, est extrêmement rare. Il s’agit d’un disque de Disco folk du Burkina Faso d’un certain Sandwidi Pierre : Le troubadour de la Savane , dont on ne sait visiblement pas grand-chose..

Des parutions au compte goutte… mais de qualité !

La troisième sortie sera une pièce de Psych Fok, d’un sombre groupe de l’Ohio nommé sombrement Eric.

De son propre aveu, Blum ne fait pas ça pour l’argent, mais bien pour l’amour du travail bien fait, il tient à apporter le soin le plus méticuleux à ses rééditions. D’ailleurs il compte ne publier que deux albums par an, ce qui peut sembler peu, mais si les publications sont de qualité, on scrutera de très près ce nouveau label… et on saura être patient !

Article très librement traduit de celui-ci sur Courrier Journal.

Le site du Label Soft Estate

La page Facebook du Label !