Que les choses soient claires : si vous n’aimez pas la flûte, passez votre chemin. Vous ne trouverez pas votre bonheur dans cet album. Si, en revanche, vous n’avez rien contre la flûte mais que vous ne savez pas vraiment comment ça pourrait vous intéresser, alors peut-être que vous pouvez lire la suite.

Jean Cohen-Solal, né en 1946, a fait ses armes au Conservatoire National de Nîmes entre 1956 et 1963. Principalement flutiste, il apprit aussi la contrebasse. On le retrouve ensuite un peu partout, notamment au GRM (Groupe de Recherche Musical) ou bien dans la série des Shadoks à laquelle il prête sa voix.

Il fit deux albums solos, Flûtes libres et Captain Tarthopom, parus respectivement en et . Entre , , avant garde et psychédélisme, l’univers de Jean-Cohen Solal nous plonge dans le meilleur de ce qui se fit en France dans les années 70. C’est audacieux, ça part souvent dans tous les sens, mais ça reste parfaitement écoutable pour une oreille un peu novice. Dans ces deux albums uniquement instrumentaux, la flûte y est donc à l’honneur, mais on y trouve aussi du sitar, des tablas, et même des guitares fuzz. Des influences de musique du monde sans que ça ne soit complètement exotique, des compositions à plusieurs couches : un ensemble très chiadé pour deux albums cultes.

Si on présente les deux albums sur le même article, c’est qu’en 2003, le regretté label israélien Miorecords les réédite sur un même CD avec un titre inédit en supplément. Malheureusement le label n’existe plus et même si on peut, en cherchant bien, le trouver encore à la vente à un prix abordable, il se fait rare.

Les vinyles d’époques, eux, restent très chers. On les trouve ici

Une excellente critique fouillée parue lors de la réédition cd se trouve ici.  Elle finira par vous convaincre d’écouter ces deux fabuleuses pièces.

 

 Si vous aimez : les musiques de films des années 70, la musique progressive, la world music