3 guys never in (pochette)

Pour commencer l’année 2015, quoi de mieux que de revenir juste dix petites années en arrière. Car oui, des disques oubliés, il y en a déjà eu beaucoup en ce XXIème siècle. Et même s’il est plus facile de se procurer des informations, des vidéos, voire des albums sur Internet, il n’en demeure pas moins qu’il faut parfois faire quelques piqûres de rappel. Les succès critiques ne sont pas toujours suivis d’effet en terme de ventes, tant s’en faut, et de belles perles tombent vite dans l’oubli. C’est le cas de l’unique album éponyme (oui, ça y est je l’ai enfin écrit cet adjectif honni) de 3 Guys Never In. Nous sommes en , et les albums de tendance revival n’ont pas encore pignon sur rue comme aujourd’hui. Ça tombe bien, car 3 guys never in n’est pas un album revival, c’est un album qui a pris le meilleur de Belle et Sebastian, de Divine Comedy voire des Smiths et qui a réussi à le transformer en un bel objet estampillé “année 2000”, ce qui somme toute est assez rare.

 

3 Guys Never In ce sont donc 3 gars de Nantes (la ville des Little Rabbits, tout de même) qui ont passé les sélections du concours des Inrocks, CQFD, concours qui, il y a déjà une décennie, était un peu le passage obligé pour tout groupe ou artiste de rock indé français pour se faire connaître. Chaque année des centaines de musiciens discrets envoyaient une maquette aux Inrocks et un CD  avec une vingtaine de titre d’entre eux, sélectionné par la rédaction, était livré avec le magazine. 3 Guys Never In ont fait parti des heureux élus et ont donc sorti cet album de pop chanté en anglais, d’une beauté indémodable. Les mélodies souvent douces et sucrées sont accompagnées de diverses expérimentations sonores propres à l’époque, là une rythmique drum ‘n bass, ici une boite à rythme un peu disco… c’est à la fois foutraque et très homogène.

Et puis la voix de Marc Morvan, grave et envoutante, apporte ce je ne sais quoi d’enchanteur. Ce premier album était très prometteur mais ce fut le seul. Ce qui, avec le recul, lui donne peut-être une force supplémentaire. Marc Morvan continue avec Ben Jerry à faire de très jolies choses, toujours de manière discrète. Mais on ne lui en veut pas car, au fond, on est content de garder d’aussi belles mélodies pour nous.

Divers articles sur l’album à l’époque de sa sortie existent encore sur le net,

Ici celui des Inrocks

Là, de Magic

Ici celui de Popnews

L’album se trouve encore en CD ou  en téléchargement légal.