improved sound limited

Le marketing a souvent, et depuis longtemps, dénudé les femmes afin, croit-on, d’augmenter les ventes de produits aussi divers qu’une voiture ou un yaourt. La méthode a fait apparemment ses preuves et, s’il n’y avait les alertes répétées des féministes, nul doute que tous les supports visuels à but promotionnel – au sens large – n’auraient aucune limite dans l’érotisme, voire la pornographie. Encore que, cette décennie, étonnante par sa néo pudibonderie sauvage, est peut-être bien une censure à elle toute seule.

En matière de vinyle, il faut bien l’avouer, chaque bout de sein est prometteur. La fin des années 60 et toutes les années 70, toutes à la découverte d’un monde youpi tralala, avaient mis la pudeur au placard, et l’on commença à se déshabiller dans les films – pour un public averti. Pendant que l’on dénudait les acteurs, on habillait les films d’une bande son souvent décomplexée, riche en couleur et absolument jouissive. Et ce, tout particulièrement en Allemagne et en Italie.

Aussi, la pochette de cet album de Improved Sound Limited, sur laquelle un ange féminin en culotte chevauche un bellâtre coupé en deux inspira à l’auteur de ces lignes une confiance absolue. En réalité, le film ici illustré musicalement, Engelchen Macht Weiter, Hoppe, Hoppe Reiter, n’est pas un film érotique, mais une de ces comédies olé olé dont le public outre-Rhin devait être friand. Qu’importe, la musique y est tout aussi bonne que celles composées par Manfred Hübler et Siegfried Schwab, ou bien Peter Thomas.

Mais qui étaient bien donc les Improved Sound Limited ? Un groupe allemand qui débuta en 1961 et après avoir eu plusieurs noms comme Pyjamas Skiffle Group et Blizzards, prirent leur nom définitif en 1966. Leur carrière fut essentiellement basée sur a réalisation de bandes son de films ou de séries télévisées.

improved sound limited

La bande son de ce film de Paul Verhoeven est un savant mélange de pop délurée teintée de psyché, en clair : une joyeuserie foutraque qui sent bon l’insouciance de ces années post 68.

Évidemment, comme la discographie est faite de bande son, il y a beaucoup de 45t, compilés parfois dans des albums.

La réédition en 2012 par Wah Wah Records a ceci de remarquable qu’elle intègre un vrai EP 4 titres (avec sa pochette à elle) en plus du LP, qui est la musique d’un film nommé Der BettenStuden, dont l’affiche ci dessous, et l’unique extrait trouvé sur le net indique que le registre n’est pas celui du drame, ni de la nouvelle vague.

bettenstuden

Si toutes les rééditions vinyle pouvaient être de cet acabit, le monde serait parfait, (ou presque). Elle donne envie d’aller plus avant dans toutes compositions de groupe atypique.

Le site officiel du groupe

Si vous aimez : les musiques de films des années 70, les filles dénudées sur les pochettes d’albums, le chanté en anglais