Avec cette réédition du premier album du français Didier Bocquet, Eclipse continue à nous faire redécouvrir les trésors ultra cachés que pouvait procurer le label iconoclaste Le Kiosque d’Orphée. Après Demon & Wizard, voici donc accessible à tous un album de , tout aussi expérimental, sinon plus.




Si, comme l’explique le label, Didier Bocquet a commencé la musique par la batterie dans les années 60, il se met au synthétiseur au milieu des années 70, et enregistre seul une poignée d’albums. Celui-ci est enregistré sur un 4 pistes avec comme séquencer un Roland SH7.  Ne trouvant pas de label, il finit donc par se faire publier par le Kiosque d’Orphée, à quand même deux fois 250 exemplaires, ce qui est presque colossal pour ce label habitué aux pressages ultra rikiki. Les pochettes initiales quasi virginales, elles, étaient toutes réalisées à la main.

DIDIER BOCQUETpsOriginale

Le contenu de l’album fait instantanément penser à d’autres noms de l’époque, Klaus Schulze notamment, mais s’inscrit aussi dans une toute une vague -synth des années 70 que l’on redécouvre avec gourmandise depuis une bonne décennie.  Didier Bocquet, lui, a arreté la musique depuis belle lurette, mais est toujours vivant pour voir maintenant son œuvre connaître une deuxième vie.

Cameleon Records a, en revanche, supprimé l’aspect artisanal de la pochette initiale, pour en refaire une plus spacy, ce qui n’est pas le goût de tout le monde (perso, on la trouve plutôt sympa cette nouvelle pochette).

Didier Bocquet-Eclipse
Cameleon Records LP CAME71

300 exemplaires en noir, 300 exemplaires en Splatter
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