Clifford T Ward

En cette fin d’année un peu rude, peut-être avez vous besoin de quelques chansons douces et jolies, avec des mélodies qui jamais ne heurteront vos oreilles, et une voix légère comme une cracotte à la fleur de châtaigner ? Ne cherchez pas plus longtemps, Clifford T. Ward est là pour ça. Du moins, était. Mais les morts qui ont fait des disques peuvent toujours avoir du pouvoir sur vous, y compris de vous enchanter dans des mélopées de soie.

Il existe un nom pour le style de musique que faisait Clifford T. Ward, c’est le soft rock. Et si jamais vous n’aviez entendu ce nom, Home Thoughts From Abroad illustre à merveille ce style (que vous pourrez découvrir plus avant à travers la compilation Zigzag). Il n’y a pas une note plus haute que l’autre. Ce sont presque des berceuses pour adultes. Alors dit comme ça, ça ne fait peut-être pas rêver, mais en réalité le talent de songwriter de Clifford T. Ward rehausse quand même une œuvre que l’on pourrait penser insipide au premier abord.

Mais qui est donc ce bon vieux Clifford ? Un anglais né en 1944, et qui a roulé sa bosse dans quelques groupes durant les années soixante, d’abord Cliff & The Cruisers devenu en Martin Raynor and The Secrets avec lesquels il a enregistré une poignée de single.

Retiré du monde musical pour devenir enseignant, il revient néanmoins en 1972 avec un album solo passé inaperçu. Puis, en ,  il connaît un hit avec Gaye, un titre de ce  deuxième album, Home Thoughts From Abroad. Huitième dans les charts anglais, tout de même.

Malgré une discographie prolifique entre 1972 et 1977, Clifford ne connaît plus d’autres succès, alors que ses chansons passent régulièrement à la BBC. Mais le fait qu’il rechigne à tourner empêche certainement une croissance de sa popularité. Sa discographie, pourtant très homogène, mérite malgré tout le détour pour qui est en manque de mélodies pop.

Atteint assez tôt d’une sclérose en plaque, Clifford n’enregistre plus guère à partir du milieu des années 80 et finit par mourir d’une Pneumonie en 2001.

Assez peu connu en France, il est temps de réhabiliter ce faiseur de pièces exquises. D’autant que ses disques ont tous été réédités en cd. Concernant les vinyles, on trouves les pressages originaux à prix raisonnable.

Si vous aimez : la pop anglaise, le , de la musique pour un rendez-vous galant